Littérature Turque

04/17/04

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La Langue Turque


La langue turque appartient à la famille des langues ouralo-altaïques, tout comme le japonais et le hongrois.Depuis 1928, On écrit en Turquie à l'aide de l'alphabet latin. Cette réforme est due à l'initiative de Mustafa Kemal Atatürk.60 millions de personnes parlent le turc, mais en fait, 120 millions d'êtres humains parlent une langue turque ou dérivée du turc, ce qui la place au 11 ème rang mondial.

Alphabet et Phonétique  

Le turc est une langue très musicale à l'oreille car il suit la règle de l'harmonie vocalique basée sur la distinction de 2 groupes de voyelles : a, i ( sans point ) , o, u et e, i  ( avec point ), ö, ü.

Ces deux groupes ne doivent pas se mélanger dans un même mot.
Les suffixes s'accolent en fonction du groupe auquel appartient la dernière voyelle du radical, exception faite pour les mots d'origine étrangère. Simple non ?

L'alphabet turc se compose de 29 lettres: 21 consonnes et 8 voyelles.
( a b c ç d e f g ğ h ı i j k l m n o ö p r s ş t u ü v y z)

 

LES NOMBRES

1   bir                             20  yirmi

2   iki                             30  otuz

3   üç                             40  kırk

4   dört                           50  elli

5   beş                            60  altmış

6   alti                            70  yetmiş

7   yedi                           80  seksen

8   sekiz                          90  doksan

9   dokuz                         100 yüz

10  on                            1000 bin

 

EXEMPLES DES CONTES

Le Lion, Le Loup et Le Renard

Un lion, un loup et un renard furent amis un certain temps. Pris de faim, ils s’en allèrent chasser. A la fin de la chasse, ils avaient tué un bœuf, un mouton et un lapin. Réunissant leurs proies, le lion dit en s’adressant au loup :

-Fais-donc le partage pour que nous ayons nos parts.
Le loup :
-Le bœuf vous appartient. Le mouton est à moi et le lapin au renard.
Le lion se mit en colère et, le griffant de sa patte, il l’envoya dans le précipice. Et se retournant vers le renard il dit :
-Fais-donc toi maintenant le partage
Le renard rusé ne tarda pas à répondre :
-Le bœuf est votre repas du soir, le mouton celui de midi, et le lapin votre petit déjeuner.
Le lion rit et demanda au renard où il avait pris cette idée.
Le renard :
De notre ami qui est tombé dans le précipice…

Le Sel Précieux

Il était une fois un padischah et ses trois filles. Un jour, le padischah réunit ses filles près de lui et leur demanda combien elles l’aimaient ? L’aînée lui dit « autant que la grandeur du monde », la moyenne : « autant que mes bras », et la cadette « autant que le sel. »

Le padischah se mit en colère suite à la réponse de sa fille cadette et lui dit : « Est-ce qu’un homme peut être aimé comme du sel ». Le padischah livra sa fille au bourreau. Celui-ci emmena la fille dans la montagne. La fille supplia le bourreau en lui disant que lui aussi était père.

Le bourreau ne put résister aux supplications de la jeune fille. Il tua à la place une bête et tachant la blouse de la jeune fille avec le sang de la bête, il l’apporta au Padischah.

La jeune fille se mit en route. Elle arriva dans un village. Elle devint l’esclave de l’un des hommes riches du village et devint une jolie fille en grandissant. Sa beauté se transmit de bouche en bouche et le destin fit qu’elle se maria avec le fils d’un autre Padischah.

Elle expliqua un jour à son mari ce qui lui était arrivé et proposa d’inviter son père à manger. Son mari accepta. Les préparatifs furent faits et son père fut invité.

Le padischah arriva avec ses dignitaires et tous se mirent à table. Les mets se succédaient. La jeune femme avait prié le cuisinier de préparer les mets sans sel. Le padischah, qui essayait de goûter tous les plats, retirait à chaque fois tout de suite sa cuillère de la bouche. Il ne put manger aucun mets.

A ce moment, la jeune femme se leva soudainement de table et dit : « Mon Padischah, d’après ce que j’ai entendu, tu aurais fait tuer ta fille parce qu’elle ne t’aimait comme elle aimait le sel. Ne donnant même pas l’occasion au Padischah de s’expliquer, elle ajouta: « Cette petite fille, c’est moi. J’ai fait cuire tous les plats sans sel, pour que tu puisses comprendre ma valeur. »

Ayant honte de ce qu’il avait fait, le Padischah pris sa fille dans ses bras et comprit combien le sel était précieux. Des jours nouveaux commençèrent.

Tout est bien qui finit bien.

 

NASRETTIN HOCA: Le précurseur de la satire populaire turque

 

Impossible d'évoquer l'humour turc sans parler de Nasreddin Hodja (Hoca en turc), personnage haut en couleurs.Nasrettin Hoca est un maitre d'humour pleine de sagesse dont les dates de naissance et de mort n'ont pas pu être exactement déterminées. Il est la personnification de la conception du monde et de la vie typiquement turque, pleine d'intelligence et d'esprit, qui incite à réfléchir tout en faisant rire.

On dit qu'il est né en 1208 dans le village qui porte maintenant son nom, proche de la ville d'Eskisehir. Son père était l'imam dans la mosquée du village et sa mère s'appelait Sidika. Nasrettin Hoca qui est mondialement connu par ses anecdotes qui sont véhiculées dans tous les pays, s'est acquis une figure de sage légendaire. Chacune de ses anecdotes fait rire en même temps qu'elle invite à réfléchir.

  

       

 

 La raison du plus fort

Un jour, Nasredine Hodja eut besoin de traverser la Mer de Marmara. Il prit donc le bateau, mais juste au milieu de la traversée, une grande tempête se leva et le bateau commença à couler. Tous les passagers et les membres d'équipage se mirent à écoper pour essayer de maintenir le bateau à flots. Cependant, parmi la foule, il se trouva un homme qui, à la consternation générale, prenait l'eau dans la mer pour la jeter dans le bateau : l'inévitable Nasredine Hodja. Le capitaine se précipita vers lui en l'injuriant, en l'accusant de vouloir tous les tuer, mais Nasredine ne se départit pas de son calme. Il expliqua au capitaine qu'il se contentait de suivre le conseil que sa mère lui répétait tout le temps : toujours se mettre du côté du plus fort...

 Les perles bleues

Un jour, Nasredine Hodja acheta deux perles bleues à un marchand. Le soir, il en donna une à sa première épouse en lui conseillant de ne surtout pas parler de ce cadeau à sa deuxième femme. Et le lendemain, il donna la perle restante à cette deuxième épouse en lui recommandant de ne rien en dire à la première. Quelques jours plus tard, après une dispute qui avait éclaté entre les deux femmes, elles vinrent voir leur époux et lui demandèrent laquelle il préférait. Avec un large sourire, il répondit que sa préférée était celle qui possédait la perle bleue...

 Nourrir son manteau

Un jour, Nasredine Hodja fit convié à une grande réception. Mais pendant la fête personne ne fit attention à lui, c'est à peine si on lui adressa la parole. Vexé, Nasredine rentra chez lui et revint à la fête vêtu de son plus beau manteau. Et là, comme par miracle, il devint une des attractions de la soirée.

Quand vint le moment de se mettre à table, les convives eurent la surprise de voir Nasredine qui trempait la manche de son manteau dans la soupe.

- Mais pourquoi fais-tu cela ? lui demandèrent-ils ?

- C'est pourtant simple : puisque c'est mon manteau que vous avez si bien accueilli, il est normal que ce soit lui qui mange !

 La marmite

Un jour, Nasredine Hodja demanda à son voisin de lui prêter une marmite. Bien qu'un peu méfiant, le voisin accéda à sa demande. Et à sa grande surprise, Nasredine lui rendit sa marmite dès le lendemain, avec en plus une autre petite marmite posée à l'intérieur de la première.

 - Mais quelle est donc cette seconde marmite ? demanda le voisin.

- Eh bien durant la nuit, il se trouve que ta marmite a accouché ! Comme il me semble logique que son enfant t'appartienne aussi, je te l'amène.

L'homme, se disant que pour une fois la folie de Nasredine tournait en sa faveur, ne répondit rien et prit les deux marmites. Et lorsque, quelques jours plus tard, Nasredine revint frapper à sa porte pour lui demander le même service, il s'empressa de lui fournir sa plus belle marmite en espérant avoir encore une bonne surprise. Mais là, au contraire, il attendit des jours et des jours sans voir revenir son fameux voisin. N'y tenant plus, il se rendit chez Nasredine pour réclamer des explications.

- Ah c'est terrible, dit Nasredine d'un air contrit, il faut que je te l'avoue: ta marmite est morte.

 - Mais que me dis-tu ? Une marmite ne peut pas mourir !

- Enfin voyons, tu étais prêt à croire qu'une marmite pouvait accoucher, aujourd'hui tu devrais bien croire qu'elle peut mourir.

Le voisin ne trouva rien à répondre, rentra chez lui, et Nasredine garda la belle marmite.

 Ecrire et Marcher

- Nasreddin , j'ai une lettre importante à envoyer à Istanbul.
- Tu sais bien que je n'ai pas été à l'école : veux-tu me l'écrire ?
- Excuse-moi, répond Nasreddin, j'ai mal aux pieds.
- Tu te sers de tes pieds pour écrire ?
- Non, avec les pieds, je marche, mais j'écris tellement mal qu'il faut que j'aille moi-même auprès du destinataire pour lui lire ma lettre.

 Grave question !

Les anciens du village essayèrent, un jour, de résoudre une question sérieuse : si le fleuve prenait feu, où donc les poissons pourraient-ils s'enfuir ?

Après de longues délibérations, n'ayant pas trouvé de solution, ils allèrent consulter Nasreddin. Celuici, après les avoir écoutés, s'écria :

- Pourquoi vous inquiétez-vous ? Si vraiment le fleuve prenait feu, les poissons pourraient grimper dans les arbres.

 Trop de monde !

 Nasreddin Hodja s'était remarié avec une veuve. Dès le premier jour, celle-ci avait coinmencé à lui vanter les mérites de son premier mari et, jour et nuit, ellè n'arrêtait pas de parler de lui. Alors, Nasreddin, agacé, se mit à vanter les mérites de sa première femme.

Une nuit, alors que sa femme parlait une fois de plus de son premier mari, Nassreddin la poussa hors du lit.

Fâchée, celle-ci lui dit :

- Pourquoi tu m'as fait tomber du lit ?

-Toi et ton mari, moi et ma femme, ça fait trop de monde dans un lit si petit !

 Au jardin potager

 Un jour d'été, Nasreddin était étendu sous un gros noyer. Il regardait, à côté de son jardin, un champ de pastèques. Il pensa :

- Comme c'est curieux, ces énormes pastèques poussent dans l'herbe alors que mon gros noyer produit des fruits minuscules.

A ce moment-là, une noix se détacha de l'arbre et lui tomba sur la tête. Il leva les yeux au ciel et en se frottant le crâne, il dit :

- Pardonne-moi, Dieu, je ne me mêlerai plus de tes affaires. Heureusement que les pastèques ne poussent pas sur cet arbre !

 Sur l'âne

Un jour, des gens du village virent Nasreddin, assis sur son âne et qui portait lui-même sur son dos un gros sac très lourd.

- Pourquoi portes-tu le sac sur ton dos ? Pose-le donc sur l'âne,à côté de toi !

- Eh, que voulez-vous, mon pauvre âne est déjà obligé de supporter tout mon poids, je ne veux pas lui ajouter encore le poids de ce sac.

  Plaire à tout le monde

 

Un jour, Nasredine Hodja marchait tranquillement avec, à côté de lui, son fils monté sur l'âne. Deux hommes passèrent à ce moment.

- Non mais regardez ça, dit l'un d'eux, voyez comment on éduque les enfants de nos jours : le jeune profite de l'âne alors que le vieil homme s'épuise à marcher !

Ayant entendu cela, Nasredine et son fils échangèrent leurs places. Quelques minutes plus tard, ils croisèrent à nouveau deux passants.

- Quelle honte, dit l'un d'eux, ce père indigne est tranquillement sur son âne alors que son pauvre fils est obligé de marcher à grands pas pour rester à sa hauteur !

Nasredine et son fils décidèrent alors de s'installer tous les deux sur l'âne. Un groupe de trois femmes ne tarda pas à croiser leur route.

- C'est terrible, dit l'une d'elles, cette bête va bientôt mourir sous le poids de ces deux fous !

Cette fois, Nasredine et son fils se mirent à marcher tous les deux à côté de l'âne.

- Idiots ! s'exclama un autre passant. Pourquoi marchez-vous sous cette chaleur alors que vous avez votre âne pour vous porter ?

Ne sachant plus que faire, le père et le fils rentrèrent chez eux.

- Tu vois, dit Nasredine à son fils, n'hésite pas à agir comme tu l'entends, puisque de toute façon tu ne réussiras jamais à plaire à tout le monde !

  La lettre

Un habitant du village a reçu une lettre, mais comme il ne sait pas lire, il demande à Nasredine Hodja de la lire à sa place. Nasredine doit lui avouer qu'il ne sait pas lire non plus, mais l'homme ne veut pas croire que quelqu'un de si bien habillé, avec un si beau turban, ne sache pas lire. Nasredine s'énerve, ôte son turban et le plante sur le crâne de l'homme en lui disant que si c'est l'habit qui fait tout, alors maintenant il peut lire sa lettre lui-même !

 Se lever tôt

Un jour, un ami de Nasredine Hodja essaya de le persuader que le monde appartenait à ceux qui se levaient tôt. Et pour le convaincre, il lui raconta comment, le matin même, il avait trouvé une pièce d'or sur la route.

- Tu vois, lui dit-il, si je n'avais pas été celui qui s'était levé le plus tôt, c'est quelqu'un d'autre qui aurait profité de l'aubaine !

- Mais enfin, répondit Nasredine, ne comprends-tu pas que cette pièce a été perdue par quelqu'un qui s'est levé encore plus tôt que toi ?

La menace

Un jour, l'âne de Nasredine Hodja fut dérobé. On vit alors notre homme se planter au beau milieu de la place du village en déclarant que si on ne lui rendait pas la bête, il serait obligé de faire ce que son père avait fait dans la même situation !

Les villageois commencèrent à discuter entre eux, mais personne ne se souvenait de ce qu'avait fait le père de Nasredine quand on lui avait volé son âne. Craignant le pire, ils se mirent tous à la recherche de l'âne, et trois jours plus tard on retrouva les voleurs et on put rendre son âne à Nasredine. Il y eut quand même un homme, plus courageux ou plus curieux que les autres, pour lui demander quelle avait été la réaction de son père.

- Eh bien c'est pourtant simple, répondit Nasredine. Il en avait simplement acheté un autre !

Le bruit et l'odeur

Un jour, un pauvre qui n'avait qu'un morceau de pain à manger le passa au-dessus d'une viande en train de cuire pour en capter le fumet. Le marchand qui faisait cuire la viande réclama un dinar au mendiant comme prix de l'odeur, mais celui-ci refusa. Les deux hommes allèrent voir Nasredine Hodja pour les départager.

Nasredine écouta attentivement les arguments, puis il sortit une pièce de un dinar de sa poche et la laissa tomber.

- Marchand, dit-il, as-tu entendu le bruit de cette pièce tombant à terre ?

 - Oui, bien sûr.

- Eh bien considère que ce bruit de cette pièce est le paiement de l'odeur de ta viande.

La parole donnée

Un jour, le voisin de Nasredine Hodja lui demanda de lui prêter son âne. Nasredine répondit que la bête n'était pas là parce qu'il l'avait déjà prêtée à quelqu'un d'autre, mais à cet instant précis on entendit l'âne braire dans l'écurie.

 - Tu te moques de moi, dit le voisin, ton âne est là : je l'entends !

 - Très cher voisin, tu me déçois... Tu crois donc la parole de mon âne plus que la mienne ?

 La chute

Un jour, le voisin de Nasredine Hodja se précipita chez lui en demandant quel était ce terrible bruit qu'il venait d'entendre.

- Ce n'est pas grave, dit Nasredine, c'est juste ma femme qui a jeté ma tunique dans l'escalier.

 - Et ça a fait un bruit pareil ?

 - Oui... J'étais dedans.

EXEMPLES DES POEMES

L'AMOUR ET LA COMETE

Tous les medecins auxquels je me suis adresse
M'ont dit les memes choses
Comme ils s'etaient mis d'accord sur ce sujet
"Elle a pour nom la maladie d'amour"
Et apres un certain age, elle secoue fortement l'homme
 
Pourtant je ne voudrais mentir
Quand mon coeur s'est illumine d'une explosion
Je veux croire que
J'ai seulement heurte
Une comete
En marchant dans les impasses de la vie

Akgun Akova

     ***         

DERNIER MOT

Savoure cette eau
Qui pétille dans ta gorge
Ne méprise pas cet azur
Apprécie le ciel
Embrassé par ta fenêtre.
Adore l’amandier en fleurs,
La chambre ensoleillée, la rue boueuse,
Le blanc, le noir, le vert,
Le rose, adore- les tous.
La vivacité est quelque chose
Qui s’ébat dans le cœur avec joie.
On s’éprend d’amour
On s’irrite, on se met en colère, on lutte
Apprécie ce courroux
Cette peur mêlée de joie
Dans la lutte engagée pour le peuple.
Apprends
Chose immuable:
Le soleil ne chauffe que les vivants.
Vénère le soleil.

Oktay Rifat

  ***

SERENADE

Jette-moi une rose de ta fenêtre verte
Que mon coeur se remplisse de clarté
Comme une saison me voilà devant ta porte
Des nuages dans mes yeux, sur mes cheveux des rosées.

Tu es une rose éclose en mille pétales
De mon amour je t’apporte le printemps vert
Je t’apporte des chansons des climats lointains
Dont j’ai traversé les routes en poussières.

La tige se courbe sous le bouton lourd
Qui frissonne la voilà en cristallines gouttelettes
Pour toi l’éther s’infiltrant des branches
Pour toi le lis, le jasmin, la violette.

C’est un gazouillement qui sort de tes lèvres
Tes yeux, des narcisses ouverts
dans les miens;
L’aube frémissant sur des acacias violets,
D’un baiser de tes lèvres ne diffère en rien.

Quand tu me jetteras une rose de ta fenêtre
Mon cœur se remplira de clarté
Comme une saison me voilà qui passe devant ta porte
Des nuages dans mes yeux, sur mes cheveux des rosées.

Ahmet Muhip Dranas

  ***

LE SOLEIL EST NE POUR LA TRISTESSE

Ah si l'on pouvait
Changer
La place de certaines choses...
Comme les regards
Porteurs d'oeillets,
En coulant de source...

Sans toucher de la main
Le plumage
Des oiseaux...
En courant vers les matins
Pleins de paix.

Ah si l'on pouvait
Diffuser partout
Les parfums de roses...
En débordant des gens
A visages en rose...

Ah si l'on pouvait
Changer
La place de certaines choses...

Uzeyir Cayci

  ***

ISTANBUL 

Les oiseaux de quai
Me traînent vers les mers
Comme si je courais vers les souffrances
Istanbul se tord de douleurs
Au fur et à mesure que tombent sur moi
Les solitudes sans toi...

Dans cette ville obscure
Avec mon sang coagulé
Je déborde mes rêves
Les rues vides accentuent ton absence
Istanbul t'emmène de ville en ville...

Cette ville si grande se verse dans mes souffrances
Les oiseaux de quai me traînent
A leurs nuits fatiguées
Et là-bas Istanbul fouille de fond en comble
La solitude sans toi

Uzeyir Cayci

   ***

Lettre Aux Vents

J'ai écrit une lettre aux vents avec mes larmes
Je ne sais pas ce qu'ils t'ont dit
Je me souviens de toi 100 fois par jour
Qu'est ce qu'on t'a dit, je ne sais pas
La couleur des lilas, est - elle devenu jaune
La rose, s'embrasse - telle avec l'épine
Ya-tl-il en le chuchotement du rossignal avec les violettes
Je ne sais pas ce que les rose t'ont dit.

La vie est pavée de pierres
Les larmes dans la fontaine du cœur
Les cheuveux sont perdu sous peine
Je ne sais pas ce que les années t'ont dit
Chacun a une affaire dans le monde
Les hommes ont construits des sérails; les oiseaux, nids
Je ne sais pas ce que les branches t'ont dit.
Mevlut İhsani n'a pas cessé de se brûler
Il en a assez de cette vie
Il s'est promené sur les plateaux du cœur.
Je ne sais pas ce que les déserts t'ont dit

Mevlut Safak ( Ihsani )

 

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